bulgarie
Le bulgare est la langue officielle du pays et compte environ 6,8 millions de locuteurs natifs, auxquels s'ajoutent près de 1,2 million de personnes qui l'emploient comme seconde langue. Il appartient au groupe slave méridional et se distingue nettement du russe ou du polonais par sa grammaire. Pour un francophone, la difficulté principale tient à l'alphabet plutôt qu'à la structure des phrases.
Le bulgare a la particularité d'être la première langue slave attestée par l'écrit. Les frères Cyrille et Méthode, originaires de Thessalonique, créent l'alphabet glagolitique au neuvième siècle afin de traduire les textes liturgiques. Leurs disciples, accueillis en Bulgarie après leur expulsion de Moravie, mettent au point l'alphabet cyrillique à l'école littéraire de Preslav à la fin du neuvième siècle. Ce système se diffuse ensuite vers la Serbie, la Roumanie et la Russie.
L'alphabet bulgare comprend trente lettres. Plusieurs se lisent comme en français, d'autres trompent l'oeil, puisque le P se prononce R, le C se prononce S et le H se prononce N. Une demi-heure suffit généralement pour déchiffrer les panneaux et les noms de rues. Depuis l'adhésion de 2007, le cyrillique constitue le troisième alphabet officiel de l'Union européenne.
Contrairement aux autres langues slaves, le bulgare a perdu ses déclinaisons nominales, ce qui allège considérablement l'apprentissage. En revanche, l'article défini se place à la fin du mot, comme en roumain ou en suédois. Le système verbal reste riche et possède des formes particulières qui indiquent si le locuteur a été témoin des faits ou s'il les rapporte de seconde main.
Le 24 mai, la Bulgarie célèbre les saints Cyrille et Méthode ainsi que l'alphabet, l'éducation et la culture slaves. Cette journée fériée donne lieu à des défilés d'écoliers et d'enseignants dans toutes les villes du pays. Elle occupe une place civique comparable à celle des fêtes cantonales suisses.
Quelques mots changent souvent la qualité de l'accueil, la prononciation restant approximative.
Les Bulgares hochent la tête de haut en bas pour dire non et la balancent latéralement pour dire oui, à l'inverse de l'usage suisse. Ce geste subsiste surtout dans les campagnes et chez les personnes âgées, tandis que les jeunes urbains s'adaptent souvent à leur interlocuteur étranger, ce qui ajoute parfois à la confusion. La solution la plus sûre consiste à demander une confirmation orale.