bulgarie
La Bulgarie constitue la plus petite économie de la zone euro et l'un des Etats les moins riches de l'Union européenne, tout en affichant depuis 20 ans une convergence régulière. Le produit intérieur brut approchait 113 milliards de dollars en 2024 et le revenu par habitant en standard de pouvoir d'achat représentait environ 70 % de la moyenne européenne en 2025.
Les services fournissent environ deux tiers de la valeur ajoutée, l'industrie un peu plus du quart et l'agriculture près de 5 %. L'économie est très ouverte, le commerce extérieur de biens et de services dépassant l'équivalent de 110 % du produit intérieur brut en 2024. Cette ouverture rend le pays sensible à la conjoncture allemande, roumaine et italienne, ses principaux débouchés.
La croissance a atteint 3,4 % en 2024 et environ 3 % en 2025, portée par la consommation des ménages et par les investissements publics. Le produit intérieur brut progressait encore de 2,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026. Après un pic supérieur à 15 % en 2022 et un reflux à 2,6 % en 2025, l'inflation est remontée à 5,1 % en août 2026, dans un contexte de hausse des salaires et de passage à l'euro.
Le Conseil de l'Union européenne a autorisé le 8 juillet 2025 l'entrée de la Bulgarie dans la zone euro, effective le 1er janvier 2026 au taux fixe de 1,95583 lev pour un euro. Ce taux était déjà celui de la caisse d'émission en vigueur depuis 1997, ce qui a limité les effets de change. L'adoption réduit les coûts de transaction pour les entreprises exportatrices et supprime le risque monétaire résiduel pour les investisseurs.
La dette publique s'établissait à 29,9 % du produit intérieur brut à la fin de 2025, l'un des niveaux les plus bas de l'Union européenne. Le déficit budgétaire a atteint 3,5 % du produit intérieur brut la même année, sous l'effet des hausses de salaires et de pensions dans le secteur public. Le respect durable du seuil de 3 % constitue désormais un enjeu direct, la Bulgarie relevant des règles budgétaires de la zone euro.
Les transferts européens représentent une part déterminante de l'investissement public, à travers la politique de cohésion et le plan pour la reprise et la résilience. Le décaissement de ces enveloppes a souffert de l'instabilité gouvernementale et des retards pris dans les réformes exigées. La convergence des revenus reste réelle mais inégale, la région de Sofia s'approchant de la moyenne européenne alors que le nord-ouest figure parmi les territoires les plus pauvres de l'Union.